dimanche 10 octobre 2010

Les relations entre les êtres vivants :

Les relations entre les êtres vivants :

Les animaux et les plantes qui vivent dans un même milieu sont tous plus ou moins dépendants les uns des autres. Ainsi, chaque espèce est en relation, d’une manière ou d’une autre, avec de nombreuses autres espèces.

QUI MANGE QUI ?

La relation la plus fréquente est celle qui unit deux espèces dont l’une est mangée par l’autre. L’espèce « mangeuse » peut être herbivore (l’espèce mangée est donc un végétal). Elle peut consommer des plantes en entier (autrement dit elle « tue » des individus végétaux) ou bien se contenter de n’en manger que certaines parties (fruits, graines, bois, feuilles, fleurs, etc.). Dans d’autres cas, l’espèce mangeuse consomme une autre espèce animale. C’est un prédateur, c’est-à-dire un animal qui tue d’autres animaux (les proies) pour s’en nourrir. Parfois, l’espèce mangeuse consomme des animaux qu’elle trouve déjà morts : c’est un charognard.
Les êtres vivants qui partagent un même milieu forment ainsi des « chaînes » d’espèces qui dépendent les unes des autres par cette relation de « mangeur » à « mangé ». C’est ce qu’on appelle les chaînes alimentaires. Par exemple, dans la savane africaine, on peut avoir la chaîne suivante : l’herbe est mangée par la gazelle, qui est elle-même tuée et mangée par le lion, tandis que ses restes sont terminés par les vautours. Cette chaîne alimentaire est très courte, mais il peut en exister de beaucoup plus grandes et complexes.

LES PROFITEURS

Certaines espèces n’en mangent pas d’autres, mais les « utilisent » pour se nourrir, se déplacer, se protéger de leurs prédateurs, etc.
Les parasites sont des organismes qui vivent sur ou à l’intérieur d’un autre (l’hôte) et s’en nourrissent sans avoir à le tuer. Ainsi, les tiques et les puces sont des parasites externes qui piquent la peau des mammifères pour en sucer le sang. Le ténia, en revanche, est un ver parasite interne : il vit dans l’intestin de son hôte (qui peut être un homme). Cette relation ne profite qu’au parasite. L’hôte parasité est souvent affaibli, d’autant plus que les parasites transmettent souvent des maladies. Par exemple, le moustique anophèle est redouté des humains non pour ses piqûres, mais parce qu’il transmet une maladie grave, le paludisme.
Parfois, l’espèce « profiteuse » ne nuit pas à la santé de l’espèce « exploitée ». Par exemple, le rémora se fixe par une ventouse sous le ventre des gros poissons (thons, requins) et se fait transporter sans fatigue, tout en profitant des restes de leur nourriture. De même, le pinnothère est un crabe minuscule qui élit domicile dans la coquille des moules, comme une sorte de « locataire ». Pour les gros poissons de même que pour les moules, la relation est sans avantage ni inconvénient. Cette relation particulière, bénéfique pour l’un, neutre pour l’autre, est appelée commensalisme.

AIDE MUTUELLE

Beaucoup d’espèces établissent entre elles des relations de « bon voisinage », ou même d’entraide. Ainsi, le mutualisme est une association qui profite aux deux espèces. Par exemple, le pique-bœuf est un oiseau africain qui se nourrit des parasites fixés sur la peau des antilopes, des zèbres et des gnous. En échange, il avertit ses hôtes par des cris stridents à l’approche d’un prédateur.
Mais la coopération peut aller beaucoup plus loin. Certains papillons, par exemple, se nourrissent du nectar d’une seule espèce de plante. Ce faisant, ils se couvrent de pollen. En se promenant de fleurs en fleurs, ils dispersent le pollen et permettent ainsi à la plante de se reproduire. Cette association entre l’insecte et la plante est parfois si étroite que si l’un des deux venait à disparaître, l’autre serait irrémédiablement condamné à l’extinction. Par exemple, le vanillier (l’orchidée qui produit la vanille) ne se reproduit dans la nature que s’il est pollinisé par une abeille, qui ne vit qu’au Mexique. Dans les autres régions du monde, le vanillier ne peut pas produire de fruits de façon naturelle : pour cultiver la vanille, il faut polliniser les fleurs à la main.

DEUX EN UN

Lorsque deux espèces associées tirent chacune un grand bénéfice de leur association et vivent en permanence ensemble, on parle de symbiose. C’est le cas par exemple des poissons-clowns et des anémones de mer dans lesquelles ils élisent domicile. Parfois même, les deux partenaires ne pourraient plus vivre l’un sans l’autre. Les lichens représentent un bel exemple de cette relation extrême. Un lichen n’est en effet pas un organisme, mais deux : un champignon et une algue microscopique (ou, parfois, une bactérie). L’algue nourrit le champignon car elle peut fabriquer des sucres par photosynthèse. En retour, le champignon la protège de la sécheresse avec ses filaments. Cette association est une formidable réussite car les lichens sont extraordinairement résistants et peuvent vivre dans des milieux très secs, très froids ou très pauvres, où d’autres types de végétation ne sont pas capables de survivre.
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